QUAND LES MARQUES ET LA LITTERATURE SE RENCONTRENT…

Bonjour à toutes et à tous,

Si la pratique du placement de produit est très répandue dans le cinéma, on n’en entend beaucoup moins parler dans la littérature. Domaine que l’on pensait inviolé dans lequel le consommateur n’avait pas l’impression d’être matraqué par les annonceurs. Mais voilà que les frontières entre commerce et culture deviennent flou, le Placement de produit entame un nouveau chapitre dans  l’industrie de l’édition.

C’est sur le E-book d’Hillary Carlip publié par RosettaBooks, que je vais m’attarder aujourd’hui.

Je ne pense pas vous apprendre quelque chose en rappelant qu’un e-book est par définition un livre électronique étant diffusé en version numérique, disponible sous forme de fichier qui peut être téléchargé et stocké pour être lu sur des écrans quels qu’ils soient.

Le livre a également été commercialisé dans des boutiques physiques. Oui, Hillary Carlip a mis en vente 15 000 cartes électroniques à 6,99 dollars au format carte postale assortis d’un code à scanner afin que le lecteur puisse télécharger le livre numérique.

livre

« Find Me I’m Yours » raconte l’histoire de Mags, une jeune femme excentrique qui travaille pour un site internet de robe de mariée et cherchant à trouver l’âme soeur à Los Angeles. Si Mags est l’héroïne principale du roman, elle n’est pas la seule.. La marque Sweet’N Low (sucre édulcorant artificiel) devient elle aussi un protagoniste de l’histoire. C’est l’ami fidèle de Mags, indissociable de sa vie dans les 356 pages que composent le livre. Elle est cité plus ou moins subtilement à travers les lignes du roman. Dans une scène, elle explique à une de ses amies, que selon une étude le produit serait sain « J’ai été vérifié en ligne, rétorque-t-elle, et j’ai trouvé des études qui montrent que Sweet’N Low est sûr, il est impossible de démontrer le moindre lien entre le produit et tout type de cancer chez l’homme ». Difficile de placer un avis négatif dans le livre concernant le produit, car Margs se charge tout de suite de contredire les propos. Son attachement au produit édulcorant est tel, qu’elle se colore les ongles pour les faire ressembler à l’emballage rose du produit.

Pas très subtile tout ça .. On dirait bien que Margs a trouvé l’amour avec Sweet’N Low, une telle alchimie de nos jours, ça ne court pas les rues ein !

C’est la société Cumberland Packing Corporation, propriétaire de l’édulcorant Sweet’N Low qui a investi pas moins de 1,3 million de dollars dans la publication du roman.

Evidemment, ce n’est pas gratuit toutes ces fleurs.

sweet-n-low

logo

 

 

 

Pourtant, le placement de produit dans certains romans peut paraître d’avantage logique puisqu’il aide à décrire un personnage de manière précise, à l’ancrer dans un univers social et dans une réalité tangible. Il peut être vu comme une aide aux lecteurs qui viendrait supporter son imaginaire dans le récit. Le lecteur connaissant la marque, il est directement touché et transporté dans l’histoire de manière réelle. Si la pratique du placement de produit dans la littérature est peu connue en France, elle est déjà bien implantée aux Etats-Unis où l’investissement pour la littérature américaine a été évalué à environ 27 millions de dollars, ce qui est une somme peu colossale comparé au cinéma.

Cependant le livre possède un avantage énorme comparé à d’autres médias: sa longévité ! Et oui sa durée de vie est éternelle.

A bientôt chers lecteurs !

Audrey Prins, Les AAJAAK

 

 

 

 

 

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