PPL & FILMS D’ANIMATIONS ?

Bonsoir à toutes et à tous,

Tous le monde sait maintenant que le placement de produit est devenu une pratique courante au cinéma, dans les séries télévisées, dans les clips musicaux de certains chanteurs, et de plus en plus dans les jeux vidéos. Les annonceurs en sont devenus accros, et les spectateurs s’en accommodent du mieux qu’ils peuvent, essayant de garder un regard critique afin de ne pas tomber dans le panneau du message publicitaire. Cependant qu’en est-il des plus petits, des enfants n’ayant pas encore la maturité nécéssaire et dont les esprits sont d’avantages influençables ? He bien sachez que le placement de produit s’est déjà vu dans les dessins animés et films d’animations, mais y a t-il sa place ? Comment réagiriez-vous si même le dimanche soir, assis sur le canapé avec votre enfant devant le dernier Walt-Disney en date, vous apercevez un produit de consommation ou une marque en gros plan de manière si peu subtile ?
Voici quelques exemples pour toi cher lecteur:

Les Zévadés de l’espace, « Escape From Planet Earth » sortit en 2013 aux Etats-Unis, laisse apercevoir un magasin de la chaine 7-Eleven, enseigne très populaire implantée en Australie, en Asie, et aux Etats Unis. Ce commerce de proximité est visible dès la bande annonce du film et prend une place immense dans le scénario. On voit également un des personnages boire une boisson vendue exclusivement par l’enseigne 7-Eleven : « Slurpee »

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Des marques de voitures sont aussi utilisées, notamment Volkswagen et sa New Beetle qui sert de voiture familiale dans le dessin animé  Coraline sortit en 2009. Le logo apparaît clairement.

coraline

Encore plus stratégique, Pixar (racheté par Disney en 2006) s’est auto-promu. Dans Monstres & Compagnie sortit en 2002, il place un jouet qui n’est autre que Némo, et le film n’était bien sur pas encore sortit à l’époque. Alors là, faut bien le reconnaître, c’est très Malin !

nemo

Dans Moi, moche et Méchant, le PPL n’en est pas vraiment un. Il vise d’ailleurs d’avantage les parents car les enfants ne font pas le rapprochement. Il s’agit de la fameuse banque  Lehman Brothers  qui faisait partie des banques responsables de la crise des Subprimes en 2008 et qui a fait faillite. Le film étant sortit en 2010, c’est assez comique.

LEHMAN-BROTHER

Dans le film Ratatouille, sortit en 2007, on aperçoit des exemplaires de magazines de cuisines comme Gourmet, Cuisine at Home ou Food & Wine dont le chef Gusteau fait la couverture. Même si ces magazines existent en réalité, il ne s’agit peut être pas d’un PPL avec un accord financier, puisque le scénario justifie tout à fait ces produits.

ratatouille

Si l’on prend le cas des Films Toy Story et Cars, ils sont très intéressants. Ce sont des films qui font intervenir des personnages qui eux mêmes sont des produits existants. Les marques y sont omniprésentes, elles sont le coeur du récit. Sous formes de jouets ou de voitures, les personnages  sont encrés dans un contexte réel.

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cars

 

 

 

 

 

Disney et Pixar ne sont pas les seuls à avoir utiliser le Placement de produit. En effet, prenons l’exemple du cas particulier des Simpsons. C’est l’inverse qui s’est produit. Ici les marques fictives se sont transposées dans la vie réelle. La bière Duff par exemple, symbole de la série, fait référence à la marque réelle Budweiser. A la base fictive, aujourd’hui plusieurs brasseurs la commercialise.

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Le film Les simpsons a fait l’objet d’un partenariat avec 7-eleven (l’enseigne de proximité) qui prend forme sous le nom « Kwik-E-mart », durant la promotion du film. En effet durant un temps limité, 12 magasins 7-Eleven situé aux Usa et au Canada ont été transformés en Kwik-E-Marts  qui est la fameuse supérette présente dans la série. 7-Eleven a également proposé des produits sur le thème des Simpsons dans de nombreux magasins, dont des Squishees, du Buzz Cola, des donuts ou des céréales Krusty-O’s. L’idée a émerger au sein de l’agence publicitaire du réseau Fox et le cout de la promotion s’élevait à 10 millions de dollars qui ont été pris en charge par 7-Eleven. Tous les 7-Eleven qui ont été convertis en Kwok-E-Mart on vu leur chiffre d’affaire grimper de 30 %. Ils ont ensuite été re-transformés en 7-Eleven.

Ce n’est pas tout ! Aussi des boutiques de souvenir reprenant le thème de la chaine Kwik-E-Mart ont ouvert dans les parcs d’attraction Universal Studio Florida et Universal Studio Hollywood, aux côtés de l’attraction The Simpsons Ride.

simpflorida

 

 

 

 

 

 

Vous n’avez pas encore tout vu ! Les chaines de télévision font elles aussi leur promotion. Aux Etats-Unis, l’utilisation d’un bandeau publicitaire durant une série est chose courante. Les Simpsons, très populaire aux USA ont souvent adressés des messages à la chaine FOX qui est leur diffuseur. Fait avec légèreté puisque le bandeau se termine par « That’s Right, we even advertise shows during movies now ». Il ne manque pas d’humour ce Matt Groening ! (créateur des Simpsons)

SIMPSON

Enfin ceci dit, le placement de produit dans les films d’animations n’est pas une tactique très récente. Pour preuve, au début des années 90, Walt Disney a fait parvenir une lettre aux responsables marketing de diverses sociétés dans le but d’annoncer ses tarifs pour le placement éventuel d’un produit ou d’un service dans un de leur dessin animé. Les tarifs étaient les suivants : 20 000 dollars pour un placement visuel, 40 000 dollars pour un placement visuel ET oral, et 60 000 dollars pour l’utilisation du produit par un acteur. C’est pas mal payé quand même !

Faudrait-il interdire les PPL dans les dessins animés ? Si la présences de marques réelles dans un film ou dans un épisode de série a pour intérêt de crédibiliser une histoire en y associant des éléments de la vie réelle, en revanche pour ce qui est du film d’animation, le récit prenant vie dans un univers fictif, la présence d’éléments du monde réel ne semble pas vraiment logique. Le propre d’un film d’animation est de se laisser transporter dans un monde imaginaire. Par conséquent, l’influence publicitaire au près d’un public très jeune, et donc moins méfiant ne devrait peut-être pas avoir sa place.

Audrey Prins, les AAJAAK

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